Voici les éléments 111-130 de 13087

    - Saint Nicaise et sa sœur sainte Eutropie, accompagnés par un ange (à gauche). - Un homme non identifié [selon Sauerländer] = Clovis [selon Demouy], saint Remi et un ange (à droite). - Dais architecturaux et frises végétales (chapiteaux et parois à leur hauteur, socles). (1)
    - Saint Potentien, évêque de Sens. - Console : Baptême par l'évêque de Sens, qui lève le bras avec la coupelle pour baptiser un personnage émergeant d'une cuve. - Socle : Le martyre de saint Potentien. (1)
    - Saint Rustique, saint Denis et saint Éleuthère (statues). - Un épisode de la légende de saint Martin, souvent mal interprété. Gilbert voyait ici deux anges « qui portent dans une espèce de linceul, l'âme de saint Étienne » (APM Gilbert, 1821, p. 118). Mais il s'agit de l'apparition en rêve à saint Martin, que l'on peut trouver dans toutes les versions de sa vie. Dans la vie de saint Martin par Sulpice-Sévère, cela se passe après la description du partage du manteau : dans son sommeil, Martin vit le Christ habillé dans le morceau de sa chlamyde avec lequel il avait recouvert le pauvre, et L'entendit lui parler. C'est cette scène, dans laquelle le Christ montre le morceau de vêtement aux anges qui L'entourent, qui est ici représentée (tympan). (1)
    - Saint Étienne (trumeau). - Six apôtres : saints Jacques, Jean et Pierre à gauche, saints Jacques, Thomas et Barthélemy à droite (ébrasements). - Scènes de la vie et de la mort de saint Étienne, protomartyr (tympan). - Des anges tenant des couronnes de martyr (voussure 1) ; des martyrs, parmi lesquels saints Vincent, Eustache, Clément, Laurent, Denis, Eligius (?) et Georges (voussure 2) ; des confesseurs (voussure 3). (1)
    - Sainte Modeste. - Console : Élévation de l'âme de sainte Modeste, que deux anges emportent au paradis. - Socle : Le martyre de sainte Modeste. (1)
    - Scène 1, le baptême du Christ : Jean-Baptiste verse de l'eau sur la tête - disparue - du Messie dont le corps émerge du Jourdain - l'eau étant traduite par les ondulations habituelles - ; à droite un ange (ou deux anges) porte(nt) la tunique du Christ [Heimann intègre les deux anges dans cette scène, tandis que Villette affecte l'ange de droite à la scène suivante]. - Scène 2, la tentation du Christ au désert (sans doute la première tentation) : le Christ est invité à changer des pierres en pain par un démon dont la tête est exceptionnellement grosse et hideuse, et qui porte l'aile habituelle des esprits - il est probable que Satan présentait les pierres - ; à gauche, un ange est prêt à servir le Christ [selon Villette]. Au-dessus des scènes, frise de motifs d'architecture et frise de palmettes. (1)
    - Scènes de la vie de saint Jean - entourées d'une frise végétale (tympan). - Cercles polylobés avec motifs végétaux, frise de quatre-feuilles ; aux extrémités inférieures, de chaque côté, musicien et gargouille (gâble). (1)
    - Selon Sauerländer (de la voussure intérieure à la voussure extérieure) : des évêques avec le pallium, les pasteurs de Reims (?) ; des grands prêtres coiffés des anciennes mitres basses rappelant celles du XIIe siècle et tenant des livres ; des papes. - Selon Demouy, « l'identification des papes, coiffés de tiares coniques, ne pose pas de problème. Les autres personnages se partagent des mitres droites - en usage au XIIIe siècle - et des mitres « cornues », que l'on voit sur les sceaux épiscopaux jusqu'à la fin du XIIe siècle. […] Dans une composition historique et hagiographique consacrée à un pape et à des évêques précis, il semble cohérent de voir dans ces cordons une récapitulation du rôle de la hiérarchie ecclésiastique, encadrant le peuple de la Nouvelle Alliance en marche vers le salut. À la clef se trouve le Christ, maître de l'Univers qu'il bénit. » (1)
    - Sous les statues des douze apôtres, en haut les vertus : chacune est représentée par une allégorie féminine armée d'un écu où figure le symbole de la vertu ; en bas, les vices : chacun est illustré par l'action coupable. - Demi-quadrilobes jouxtant le chambranle de la porte : à droite, illustration de fables moralisatrices, à gauche, l'Agneau de Dieu et un dragon. - Registre inférieur : motif de quadrilobes. (1)
    - Statue : Anne, la mère de la Vierge Marie (?) [selon Claussen] = Femme de l'Ancien Testament [selon Sauerländer]. - Socle : la bataille entre les Israélites et les Philistins, et le rapt de l'Arche d'alliance. (1)
    - Statue : prêtre de l'Ancien Testament, barbu, dont le manteau est relevé sur sa tête, tenant un phylactère déroulé debout au mépris de la pesanteur : Samuel (?). - Socle : Anne et Elqana présentent Samuel, leur fils aîné, au grand prêtre Héli. (1)
    - Statue : roi barbu, portant couronne et sceptre : le roi David (?) [selon Claussen] = Roi de l'Ancien Testament [selon Sauerländer]. - Socle : Dieu apparaît en songe à Samuel. (1)
    - Statue : une figure de donateur, peut-être le comte Louis de Chartres et Blois [selon Claussen] = Un homme de l'Ancien Testament [selon Sauerländer]. - Socle : L'onction de David par Samuel. (1)
    - Statue : une figure de donatrice, peut-être la comtesse Catherine épouse du comte Louis de Chartres et Blois [selon Claussen] = Une femme de l'Ancien Testament [selon Sauerländer]. - Socle : David distrayant Saül par la musique. (1)
    - Statue : Vierge à l'Enfant, encadrée de deux anges thuriféraire. Dais architectural surmonté d'un tabernacle enserrant l'arche d'alliance. - Socle : scènes de la Création d'Adam et Ève : la création d'Ève, la tentation d'Adam et Ève, leur expulsion du paradis. - Face nord : cycle non identifiable, sans doute en relation avec les températures [Sauerländer] = Cycle des saisons [Erlande-Brandenburg]. - Face sud : les six âges de la vie selon Isidore de Séville. (1)
    - Statue d'homme : personnage les pieds nus, peut-être donc un apôtre (arcade gauche, la droite étant vide) ; - motifs à crochets (chapiteaux), feuillages au centre ; - arcatures flanquées de clochetons et scandées de motifs ornementaux (dais) ; - tête d'homme, apposée à la paroi entre les deux dais (à la base de la colonne soutenant la réunion des extrémités inférieures des gâbles des deux portails). (1)
    - Statue disparue. - Socle : Le combat de David et Goliath : l'engagement. (1)
    - Statue disparue. - Socle : Le combat de David et Goliath : la victoire de David. (1)
    - Statues : figurent à droite un évêque, un diacre, un autre évêque, un personnage tenant une épée, et deux personnages tenant chacun un phylactère ; à gauche, un évêque, un ange, deux personnages tenant chacun sa tête dans ses mains, un ange et une femme voilée. Ce serait des saints locaux, selon une hypothèse de Durand fondée sur l'importance de la possession de corps saints dans les églises anciennes ; la cathédrale d'Amiens en possédait dix, qui permettraient d'identifier les statues d'ébrasements - saint Firmin martyr étant au trumeau - ; ainsi, pour l'ébrasement droit : saint Firmin le Confesseur, le diacre saint Domice, saint Sauve, saint Fuscien, les saints confesseurs Warlus et Luxor ; et pour l'ébrasement gauche : saint Honoré, un ange, les saints céphalophores Ache et Acheul, un ange et sainte Ulphe - des anges sont souvent représentés à côté des saints céphalophores. - Dais : arcs trilobés surmontés de décors architecturaux. - Chapiteaux des colonnes et colonnettes : motifs de feuilles. À leur hauteur et sur la largeur correspondant aux contreforts, frises de feuillages. (1)
    - Statues : hommes de l'Ancien Testament. Socles en forme de chapiteaux montés sur des tronçons de colonnes richement décorés de cannelures torses ou de rinceaux végétaux aux riches entrelacs. Dais d'architecture accolés aux fûts de colonnes qui créent un espace dans lequel les statues-« colonnes » semblent se mouvoir. - Colonne externe (de chaque ébrasement) : motifs de quadrillages formés de fleurs à quatre pétales. - Entre les colonnes : frises de motifs géométriques ou végétaux. - Chapiteaux : scènes et motifs divers. (1)